Des victimes des gourous de la mort témoignent L'enquête que nous avons réalisée voilà trois mois sur “Les gourous de la mort”, ces gros bonnets qui défèquent et pissent sur les filles, continue de remuer le pays et même le monde. Depuis la publication de l'article, nous avons reçu et continuons de recevoir des témoignages qui donnent froid dans le dos. Pour attirer une fois de plus l'attention des filles et tirer sur la sonnette d'alarme, nous avons décidé de publier certains de ces témoignages. Ce que nous découvrons, c'est que le phénomène existe depuis des années. Et, il n'est pas l'apanage des seules personnalités. Emotion garantie.
“Il a tué ma camarade”
“Je m'appelle M.D.K. j'habite la commune de Koumassi. Je travaille dans le privé et je suis âgée de 35 ans. C'est avec beaucoup de joie que j'ai découvert, il y a quelques mois, dans vos colonnes, l'enquête sur “les gourous de la mort”. Cela a été un soulagement pour ma camarade et moi. Aujourd'hui, j'ai décidé de témoigner parce que ma camarade en question, a été victime de l'un de ces individus sadiques. C'est un journaliste de la télévision bien connu. Je vous rappelle que ma camarade est une femme aux formes généreuses. Et, c'est ce genre de femmes qu'adore celui-ci. Il sortait depuis quatre mois avec ma camarade quand, un jour, au cours de leurs ébats sexuels, il lui a demandé de déféquer sur elle. Mais, mon amie a refusé. En partant, le journaliste lui a remis la somme de 20 M.D.K
“Morte pour 4 millions”
“Salut à tous les lecteurs et lectrices de Prestige Mag. Vu la sensibilité du sujet, je vais me faire appeler Rosalie. Je travaille comme serveuse dans un grand casino de la place. Le moins que je puisse dire, c'est que le phénomène de ces gros bonnets qui défèquent sur les filles n'est pas une invention. Une de mes collègues du nom de S.D en a déjà été victime. Contrairement à ce que vous avez dit, son gourou a elle, n'était pas une célébrité ni une personnalité. Le monsieur était certes plein aux as, mais il était un parfait inconnu. Ce monsieur avait l'habitude de venir passer du bon temps dans l'établissement où je travaille. C'est là qu'il a fait la connaissance de ma collègue. Peu de temps après, ils sont devenus amants. La vie de mon amie avait changé d'un coup. Elle prévoyait même de proposer sa démission à nos patrons. Sans qu'elle ne franchisse encore le pas, S.D ne venait plus au travail. Pensant qu'elle avait tout abandonné pour se consacrer à son chéri, j'ai décidé un jour d'aller chez ses parents pour avoir de ses nouvelles. Je n'oublierai jamais ce jour-là. A mon arrivée chez les parents de S.D, ce que j'ai vu m'a complètement abasourdie. J'étais complètement tétanisée par la peur et le dégoût. J'ai vu ma camarade en train de souffrir, avec une large plaie sur le ventre. Une plaie qui dégageait une odeur nauséabonde. Dépassée par cette horreur, j'ai eu la chair de poule. C'est alors que ses parents m'ont expliqué ce qui est arrivé à leur fille. Elle leur a confessé qu'elle avait commencé à se sentir mal depuis que son homme avait satisfait ses besoins naturels sur elle. Chose qu'elle avait accepté en contre partie de la somme de 4 millions de F CFA que celui-ci lui avait tendue. Malgré tous les soins, ma camarade n'a pu recouvrer la santé. Trois mois après l'apparition de la plaie, elle est décédée. Cette histoire dramatique m'a profondément affectée et attristée. Jusqu'à ce jour, je reste marquée par ce drame. C'est pourquoi je demande à toutes les filles de faire très attention et de ne pas céder à tout ce que leurs copains leur demandent, même si ceux-ci leur proposent tout l'argent du monde”.
Rosalie
“Au Bénin, c'est plus grave”
“Bonjour M. Abdoul Kapo,
Je t'écris depuis Cotonou au Bénin. Je rends grâce à Jésus de t'avoir permis de produire l'enquête sur Les Gourous de la mort”. C'est tout à fait vrai. Ce phénomène n'est pas du tout nouveau. Cette pratique a cours ici aussi. Maintenant, je vais te donner un conseil. Jésus déclarait à ses apôtres que le roi qui se prépare à entrer en guerre contre un autre roi, doit s'assurer qu'il a assez de soldats et d'armes pour mener cette guerre. Je veux te dire que ton article va te mettre sur le dos, des ennemis de taille. Je te conseille vivement de ne pas les sous-estimer. Je crois en Jésus et je sais que tu te confies à lui avec un cœur vrai. Il te protégera. Je ne te connais pas, mais je connais un peu le monde satanique. Je prie maintenant afin que Jésus mon Seigneur te garde te donne la force de toujours travailler, afin que tu mettes au grand jour tous les actes machiavéliques de ces criminels qui causent du tort sans être inquiétés. Merci mon frère, et que les anges de l'Eternel te protègent”. Que Dieu garde toute l’équipe de Prestige Mag.
Etienne Chacon, à Cotonou chacon315@yahoo.fr
“Le cas camerounais”
“Je suis Marcelle Touani. Je vis au Cameroun. Sachez que le phénomène que vous aviez décrit dans votre magazine n'est pas pratiqué qu'en Côte d'Ivoire. Il a lieu dans bon nombre de pays africains. Ici au Cameroun, des filles en ont déjà été victimes. C'est dommage que les filles aiment aujourd'hui l'argent facile. Le continent africain doit se repentir. Les églises et les mosquées doivent redoubler leurs efforts d'évangélisation. Les filles feraient mieux de placer leur confiance en Dieu plutôt que de vendre leurs âmes au diable. Nous les femmes d'aujourd'hui, nous sommes complètement aveuglées par l'argent. Je crois ces gourous de la mort sont justement là pour nous rappeler à l'ordre”.
Marcelle Touani, au Cameroun
mtouani@idasa.org.za
“Ce ministre est un vampire”
“Avant de commencer, je voudrais d'abord dire un grand bravo à Prestige Mag qui a osé faire cette enquête. Le phénomène des” chieurs et des pisseurs “est bien réel. Il ne date même pas d'aujourd'hui. En 2005, ma voisine de classe avait été victime d'une personnalité bien connue dans le pays. Nous étions en classe de Première dans un lycée privé de Yopougon. C'est à la suite d'un auto-stop qu'elle avait fait la connaissance de ce monsieur. Ils n'ont pas mis du temps à sortir ensemble. Il faut dire que le monsieur était très généreux. Il faisait plein de cadeaux à ma voisine. Quelque temps après leur idylle, on était en pleine préparation du Bac, je me le rappelle bien, ma voisine a commencé à avoir de terribles maux de tête. Ensuite, c'était au niveau de son bas ventre. Jusqu'à ce qu'elle rende l'âme, une nuit. Je n'oublierai jamais ce qui est arrivé à ma voisine. Sa mort atroce et soudaine nous a vraiment surpris. Dans le quartier, on avançait que c'est la tante sorcière de ma voisine qui ne voulait pas de sa réussite au Bac et qui était à la base de sa mort. C'est dans cette confusion que sa mère, profondément atterrée par ce qui est arrivé à sa fille, est allée consulter une célèbre exorciste qui vit à Abidjan. C'est cette dernière qui a révélé que ma camarade avait été victime d'un acte diabolique exécuté par son amant. Elle est rentrée dans tous les détails. On est tombé des nues. Sur place, la mère de ma camarade est tombée dans les pommes. Quand elle a retrouvé ses esprits, elle m'a demandé si je connaissais l'amant en question. J'ai dit son nom. Mais, la famille est restée impuissante. Elle n'a pu rien faire contre ce monsieur qui est aujourd'hui un ministre de
Une lectrice à Yopougon
L'enfer de Tina
Quelque part à Abobo Akekoi, Tina souffre. Cette belle jeune dame n'est aujourd'hui, que l'ombre d'elle-même. Son corps est couvert de nombreux boutons qui puent. La vie de Tina a basculé dans l'enfer depuis qu'elle a rencontré celui qu'elle appelle aujourd'hui “satan”. Pourtant, au fort de leur idylle, “satan” était le prince charmant. Le généreux. “Je hais ce mec. Je le haïrai jusqu'à mes derniers jours sur cette terre. Maudit soit le jour où je l'ai rencontré”, de sa voix pénible, Tina ne décolère pas. Elle débite toute la haine qu'elle éprouve à l'encontre de celui qui a transformé son existence en un horrible enfer. Tina a rencontré “ce mec” lors d'une virée nocturne dans une discothèque du Plateau. Le mec en question est simplement une grosse personnalité qui a occupé de hautes responsabilités de ce pays. Qui n'a pas éprouvé assez de peine à conquérir le cœur de Tina. Après quelques mois d'idylle folle, les choses vont pourtant tourner au vinaigre. Tout à viré au rouge quand, un soir, le “grotto” de Tina a demandé à uriner sur elle. Elle raconte. “On faisait l'amour depuis une quinzaine de minutes. Et, il n'arrivait toujours pas à jouir. C'est alors qu'il m'a demandé à uriner sur moi. Et que cela permettrait de trouver rapidement la jouissance. Cela m'a paru bizarre. Mais, il a insisté et, on en à même ri. J'ai donc fini par accepter. Le lendemain, j'ai remarqué que j'avais des démangeaisons sur le corps. Mon état ne s'est plus amélioré jusqu'à aujourd'hui. Et comme par enchantement, le mec a disparu. Ses numéros que j'avais ne passent plus. Je le vois souvent à la télé. Mais, il reste injoignable. Malgré les efforts entrepris par mes parents, mon état ne fait que s'aggraver. Je sais que je tire à ma fin. Que le Seigneur me pardonne”.
Dieu, prends pitié
Dans son malheur, Tina est assistée par sa mère. La pauvre dame a déjà versé toutes les larmes de son corps. En vain. Sa fille reste suspendue entre la vie et la mort. Dame N'Da est d'autant plus abattue aujourd'hui qu'un guérisseur pourtant réputé basé à Yopougon lui a signifié qu'on “ne pouvait plus rien” pour sa fille. " Le guérisseur a été très honnête avec moi. Il m'a dit qu'il ‘’ne voulait pas que je dépense de l'argent pour rien. Il dit que ma fille a été victime d'un acte maléfique d'un homme puissant qui a fait cela pour solidifier sa puissance ", révèle entre deux sanglots, la mère de Tina. Pour elle et sa fille, la vie est devenue un interminable supplice. Auquel seul Dieu peut mettre fin.
Réalisé par Abdoul Kapo
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